La méthode fiable consiste à séparer trois calculs : charges de l’activité, cotisations sociales et impôt personnel. Le chiffre d’affaires restant sur le compte n’est pas votre revenu disponible.
Commencez par identifier le bon régime
En micro-entreprise, les cotisations sont calculées directement sur le chiffre d’affaires encaissé selon la catégorie. En 2026, les taux principaux sont notamment 12,3 % pour la vente, 21,2 % pour les prestations BIC, 25,6 % pour les professions libérales non réglementées et 23,2 % pour les activités relevant de la Cipav.
Au réel, les appels sont souvent provisionnels puis régularisés après déclaration du revenu. Le meilleur repère est alors le dernier échéancier Urssaf, corrigé du revenu attendu, pas un taux générique trouvé en ligne.
Séparez quatre destinations à chaque encaissement
- TVA lorsqu’elle est collectée ;
- charges professionnelles à payer ;
- cotisations sociales et retraite ;
- impôt sur le revenu et CFE.
Programmez des virements vers des sous-comptes dès l’encaissement. Attendre l’échéance transforme une dette prévisible en urgence de trésorerie.
Micro-entrepreneur : calculez sur le chiffre d’affaires
Cotisations = chiffre d’affaires encaissé × taux de la catégorie. Ajoutez la contribution à la formation professionnelle et, si vous avez choisi le versement libératoire, le taux fiscal correspondant.
Sans versement libératoire, l’impôt est calculé au niveau du foyer après un abattement forfaitaire. Il faut donc conserver une provision distincte ou vérifier les acomptes de prélèvement à la source.
Exemple : une activité libérale non réglementée encaisse 4 000 € sur un mois. La seule cotisation micro-sociale à 25,6 % représente 1 024 €, avant impôt, dépenses professionnelles et autres contributions.
Régime réel : pilotez l’écart entre provision et régularisation
Suivez trois montants : appels déjà payés, cotisations estimées sur le revenu attendu et écart restant à provisionner. L’Urssaf permet d’adapter les cotisations provisionnelles au revenu estimé.
Une hausse de revenu peut créer une régularisation importante. Une baisse peut justifier une modulation, à condition d’utiliser une estimation raisonnable et de conserver une marge.
N’oubliez pas l’impôt et la CFE
Les acomptes de prélèvement à la source sont basés sur les dernières données connues. Une activité qui accélère peut rendre ces acomptes insuffisants. Comparez-les au revenu réellement attendu.
La première année d’activité est exonérée de CFE, sous réserve d’accomplir la déclaration initiale. Ensuite, son montant dépend notamment de la commune et de la base applicable.
La méthode mensuelle
- mettre la TVA hors de portée dès l’encaissement ;
- payer ou provisionner les charges du mois ;
- appliquer le taux social vérifié ;
- comparer l’acompte fiscal au revenu attendu ;
- ajouter une marge de régularisation ;
- ne transférer au foyer que le solde réellement disponible.
Le calculateur ci-dessous utilise les taux que vous choisissez. Il ne remplace ni les appels de cotisations, ni le simulateur Urssaf, ni le calcul fiscal du foyer.
Combien isoler sur chaque encaissement ?
Estimez une première provision sociale et fiscale. Les taux réels dépendent du statut, des options, des exonérations et du bénéfice déclaré.
Aucune donnée n’est transmise. Le calcul est effectué uniquement dans votre navigateur.
Prochaines vérifications
Outil pédagogique, indicatif et non contractuel. Il simplifie volontairement les règles et ne constitue ni un conseil juridique ou fiscal, ni une recommandation personnalisée, ni une garantie de résultat. Vérifiez les données et les règles applicables à votre situation avant toute décision.
Les enjeux propres à votre situation
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Les réponses aux questions les plus courantes
Faut-il mettre 30 % de côté ?
Les cotisations sont-elles calculées sur le chiffre d’affaires ?
Peut-on réduire ses appels Urssaf ?
Le prélèvement à la source règle-t-il tout l’impôt ?
La CFE est-elle due la première année ?
Le calculateur convient-il à une société ?
Le bon taux de provision est personnel et doit être recalé sur les documents réels.
- identifiez le régime ;
- séparez TVA, charges, social et fiscal ;
- provisionnez dès l’encaissement ;
- réconciliez chaque trimestre avec les échéanciers.
Sources officielles
- Service-Public Entreprendre — cotisations du micro-entrepreneur
- Urssaf — adapter ses cotisations à ses revenus
- Service-Public Entreprendre — fiscalité de la micro-entreprise
- Service-Public Entreprendre — CFE du micro-entrepreneur
- Urssaf — simulateur profession libérale 2026
Informations vérifiées le 8 août 2026. Ces contenus sont pédagogiques et généraux : ils ne constituent ni une recommandation personnalisée, ni une garantie de performance ou de résultat.